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Pourquoi plus vous essayez de dormir, moins vous y arrivez ?

  • Photo du rédacteur: La Maison de la Sérénité
    La Maison de la Sérénité
  • 16 avr.
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 22 mai

Vous vous allongez.

Vous fermez les yeux.

Et une pensée arrive presque immédiatement :“Il faut que je dorme.”

Puis une autre :“Si je ne dors pas, demain ça va être compliqué…”

Vous avez peut-être remarqué que plus vous insistez pour dormir…plus votre corps semble résister.


Ce paradoxe est extrêmement fréquent.

Et surtout, il est compréhensible.


Le sommeil ne se commande pas (et c’est souvent là que ça bloque)


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le sommeil n’est pas un bouton sur lequel on appuie.

Ce n’est pas une action volontaire.

C’est un processus automatique, piloté par votre corps.


Comme le rappelle notre fiche sur l’anxiété et les troubles du sommeil dans la bibliothèque, le sommeil ne se force pas, il se favorise


Quand tout fonctionne bien :

  • votre horloge biologique (rythme circadien) prépare le terrain

  • la pression de sommeil augmente au fil de la journée

  • et à un moment… le sommeil arrive


Mais dès que vous essayez de prendre le contrôle, quelque chose change.


Ce qui se passe réellement dans votre corps


Quand vous vous dites :

  • “Il faut que je dorme”

  • “Je n’y arriverai jamais”

  • “Je vais être épuisé demain”


Votre cerveau ne comprend pas : “il faut dormir”

Il comprend : “il y a un problème”

Et il active… le mode vigilance


Concrètement :

  • votre rythme cardiaque s’accélère

  • votre respiration devient plus courte

  • vos muscles se tendent

  • votre cerveau s’active davantage


Autrement dit : tout l’inverse de ce qui permet de s’endormir


C’est un point clé : le problème n’est pas le sommeil lui-même… mais l’état dans lequel vous essayez de dormir.


Le cercle vicieux de l’insomnie


Avec le temps, ce mécanisme peut s’installer.


Voici comment :


1. Une première difficulté

Un stress, une période chargée, un événement de vie…

Le sommeil se perturbe (ce qui est normal).


2. L’inquiétude apparaît

“Pourquoi je ne dors pas ?”

“Et si ça continue ?”


3. Le contrôle s’intensifie

  • vous surveillez l’heure

  • vous essayez différentes techniques

  • vous “testez” si vous dormez


4. Le corps s’active encore plus

Plus de tension - Plus d’éveil - Moins de sommeil

Et la boucle continue.


Comme expliqué dans notre travail sur l’insomnie, plus on met de pression sur le sommeil, plus il se dérobe


Les erreurs fréquentes (et très humaines)


Si vous vous reconnaissez dans ces comportements, vous n’êtes pas seul(e).


Essayer de “réussir” à dormir

Le sommeil devient une performance.Et toute performance crée de la pression.


Rester longtemps au lit en espérant que ça vienne

Cela peut déséquilibrer la pression de sommeil.


Surveiller l’heure en permanence

Chaque minute qui passe renforce l’anxiété.


Chercher la méthode parfaite

Respiration, position, routine…Mais toujours avec cette idée : “il faut que ça marche”


Le point commun ?

Une tentative de contrôle… qui entretient le problème.


Et si le problème n’était pas le sommeil ?


C’est souvent un tournant important dans la compréhension.


Le sommeil n’est généralement pas “cassé”.

Il est perturbé par un état interne.


Cet état mélange :

  • des pensées (anticipations, ruminations)

  • des émotions (inquiétude, frustration)

  • des réactions corporelles (tension, agitation)


C’est pour cela que, dans notre approche,nous travaillons à la fois sur le mental et sur le corps.


Ouvrir des pistes (sans chercher à forcer)


L’objectif n’est pas de “trouver la bonne technique pour dormir”.


Mais plutôt de :

  • réduire la pression autour du sommeil

  • apaiser le système nerveux

  • retrouver un fonctionnement plus naturel


Cela peut passer par :

  • un travail sur les pensées automatiques (TCC)

  • une approche du lâcher-prise (hypnothérapie)

  • un apaisement du corps (massage, respiration, mouvement)

  • un rééquilibrage du rythme (habitudes, lumière, activités)


Nous abordons par exemple ces mécanismes dans nos contenus de la bibliothèque sur le stress et ses effets sur le corps, ou encore sur les ruminations au coucher.


Le rôle du corps : un levier souvent sous-estimé


Quand on parle de sommeil, on pense souvent uniquement au mental.

Mais le corps joue un rôle central.


Si votre corps est encore “en alerte” :

  • tensions dans la nuque ou la mâchoire

  • respiration haute

  • agitation interne

Le sommeil aura du mal à émerger


C’est là que des approches comme :

  • la massothérapie

  • le travail respiratoire

  • le yoga ou le mouvement doux

peuvent devenir de véritables portes d’entrée.


Comprendre, c’est déjà commencer à apaiser


Une des choses que nous observons souvent en séance :

Le simple fait de comprendre ce mécanisme réduit déjà une partie de la pression.


Vous réalisez que :

  • vous n’êtes pas “en train de mal faire”

  • votre corps ne vous “trahit” pas

  • il réagit simplement à un état de tension


Et cela change la posture intérieure.


Aller plus loin (à votre rythme)


Si vous vous reconnaissez dans ces mécanismes, sachez que vous n’avez pas à gérer cela seul(e).


Un accompagnement permet de :

  • comprendre précisément ce qui se joue pour vous

  • identifier les boucles qui maintiennent l’insomnie

  • travailler progressivement sur les leviers adaptés


Nous proposons également des ressources pour vous accompagner entre les séances, que vous pouvez explorer dans la bibliothèque du cabinet : https://www.lamaisondelaserenite.fr/biblioth%C3%A8que


Ces contenus permettent d’approfondir à votre rythme, en complément du travail thérapeutique.


A retenir


Plus vous essayez de dormir…plus vous risquez d’activer ce qui vous en empêche.

Ce n’est pas un échec.

C’est un fonctionnement humain.


Le sommeil ne se contrôle pas.

Mais il peut se retrouver.

Progressivement.

Sans pression.

Avec les bons leviers.


Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire, il peut être utile de ne pas rester seul avec ces questions.


Un premier bilan permet de faire le point sur votre situation, de mieux comprendre ce qui entretient votre stress ou votre anxiété, et d’identifier l’accompagnement le plus adapté.


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